Interview d’Edouard VELY, fondateur de We Love Digital
We Love Digital est l’agence d’acquisition de Jolly Mama
Peux-tu nous expliquer le contexte de votre collaboration avec Jolly Mama ?
Jolly Mama est une marque e-commerce spécialisée dans la nutrition féminine, avec une approche très précise basée sur les différentes étapes de la maternité. La marque accompagne ses clientes tout au long de leur parcours :
- Fertilité & conception
- Grossesse
- Accouchement
- Post-partum
- Allaitement
- Perte de grossesse
- Et plus largement : toutes les mamans
Notre objectif est de mener une acquisition rentable avec une stratégie basée sur le réachat clients à ces différents moments de vie.
Quel diagnostic avez-vous posé en arrivant ?
Dans la majorité des cas, les marques pensent que leur problème vient des plateformes. En réalité, le problème est systémique. Sur Jolly Mama, on a identifié 4 blocages majeurs avant de reprendre la main sur les actions :
1. Une acquisition non pilotée par le business
Les campagnes étaient optimisées à court terme (CPA / ROAS) plateformes mais pas en fonction de la LTV ni de la contribution réelle au chiffre d’affaires (incrémentalité réel de l’investissement média).
2. Un levier créatif sous-exploité
- peu de tests structurés
- manque de renouvellement
- angles peu différenciants
- Absence de stratégie par niveau de conscience
Résultat : fatigue publicitaire et stagnation de performance
3. Une LTV sous-exploitée
La marque avait une base client mal orchestrée, soit une dépendance excessive à l’acquisition payante. La stratégie a été revue intégralement pour tirer profit des insights clients dont ceux provenant de notre diagnostic en ligne. L’objectif est que chaque euro investi en acquisition soit le plus rentable grâce à un meilleur taux de réachat..
4. Une data incomplète
Dans un contexte de messy journey où les utilisateurs multiplient les points de contact avant d’acheter nous avons mis en place un plan de taggage structuré permettant d’analyser précisément chaque interaction et de mieux comprendre les leviers réels de conversion.
Quelle approche avez-vous mise en place ?
On n’a pas optimisé uniquement des campagnes. On a construit un système d’acquisition optimal et adapté à nos audiences, quel que soit leur moment de vie.
1. Refonte de l’acquisition (full funnel)
La marque avait un problème classique d’e-commerçant qui commence à scaler : tout était concentré sur le bas du funnel car l’investissement de funnel avait été réduit face à la hausse de CPA. Résultat : des coûts d’acquisition qui explosaient car il y avait une saturation de l’audience chaude, sans vraiment alimenter le haut du funnel. On a rapidement identifié les points bloquants et on a vu des améliorations notables rapidement. On est également passé à des audiences larges sur Meta, sans ciblage d’intérêts. Avec Andromeda, l’’algorithme est aujourd’hui naturellement performant pour trouver les bonnes personnes à condition de lui donner des créas qui portent un message fort. C’est ce qu’on appelle le creative targeting.
2. Creative Strategy déployée
La créa n’est pas un support esthétique, c’est un outil de vente qui se teste et s’optimise comme n’importe quelle variable marketing. Tout part des angles de message, pas des formats. On a cartographié les raisons profondes pour lesquelles une cliente achète Jolly Mama ou hésite à le faire. À partir de là, on construit des angles distincts, chacun adressant un insight spécifique. Ce n’est qu’ensuite qu’on décide du format le plus adapté pour porter cet angle. On est passé d’une production mono-format à un mix de formats, concepts et angles pensé par étape du funnel. Une créa est une équation simple correspondant à un angle x concept x persona x produit auquel viennent également se griefer des hooks.
3. Optimisation du CRM (LTV)
On commence toujours par regarder ce que la base client raconte avant de toucher à quoi que ce soit. Combien de temps entre le premier et le deuxième achat, quels produits déclenchent le réachat, à quel moment on perd les gens ces données dictent tout. Ensuite on construit une architecture de flows qui travaille en continu : bienvenue, post-achat, réactivation…. Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est qu’on ne traite pas le CRM comme un canal email isolé Le CRM ne remplace pas les ads, il les rend plus rentables. Quand le taux de réachat à 60 jours augmente, la LTV n’est que renforcée et permet d’être plus agressif en scaling. Nous avons accompagné Jolly Mama dans des chantiers clés tels que le calcul de sa LTV par cohorte d’acquisition, typologie de produit, type d’opération commerciale.
4. Tracking & Analytics
Côté tracking, l’ensemble du tracking a été revu avec une migration server side pour piloter les actions via des données cohérentes et au plus proche de la réalité malgré les biais plateformes et la modélisation associée. En terme de BI, nous avons déployé un dashboard unifié qui agrège les performances ecommerce : CAC, MER, COS, nMER, nCOS, CA new customsers, CA existing customers et d’autres metrics jusqu’au bénéfice net.
Quels résultats avez-vous obtenus ?
Les résultats sont multiples :
- Amélioration de la rentabilité globale
- Capacité à scaler sans dégrader les performances
- Augmentation de la contribution CRM
- Croissance ecommerce à 3 chiffres
Qu’est-ce qui différencie We Love Digital ?
Ce qui nous différencie, c’est qu’on ne vend pas une gestion plateformes : on construit via une vraie approche holistique.. La plupart des agences sont organisées en silos : une équipe ads, une équipe CRM, une équipe créa qui travaillent chacun dans leur coin. Tous les leviers sont interconnectés les uns aux autres.Le tracking informe les décisions media, les données CRM alimentent les audiences Meta, la créa porte les angles de message qu’on a identifiés en analysant le comportement client, et les résultats des campagnes viennent affiner les flows de rétention. Concrètement, ça veut dire que quand on travaille avec un client comme Jolly Mama, on ne se demande pas juste « est-ce que la campagne performe », on se demande « est-ce que ce client qu’on vient d’acquérir va racheter dans 60 jours, et qu’est-ce qu’on a mis en place pour que ce soit le cas ». C’est cette vision cycle de vie qui change tout : elle déplace la conversation du ROAS campagne vers la rentabilité réelle du client sur la durée
À qui s’adresse votre approche ?
Notre approche s’adresse aux marques e-commerce qui ont déjà une traction, des campagnes actives et des données exploitables mais qui commencent à ralentir ou à manquer de visibilité sur leur performance réelle. On accompagne également des marques en quête d’hypercroissance. Typiquement, ce sont des marques qui :
- Ont des données plateformes (Meta, Google…) mais avec une lecture biaisée par l’attribution
- Peinent à comprendre ce qui génère réellement de la croissance
- Dépendent encore fortement de l’acquisition payante
- Cherchent à améliorer leur rentabilité plutôt que simplement augmenter leurs budgets
Nous intervenons à ce moment charnière, où il ne s’agit plus de “lancer des campagnes”, mais de structurer un véritable système de croissance e-commerce, orienté incrémentalité, LTV et performance globale avec une vraie expertise créative.

